Première visite
Par Gérard Barré le vendredi 1er septembre 2006
Les sentiers de pleine nature, tout est dit ou presque. Sans être spécialisé sur un massif en particulier, il s'agit de décrire des itinéraires de randonnée. De préférence, les chemins retenus parcourront des passages oubliés ou peu fréquentés. Les difficultés pour les pédestres et pour les équestres seront le plus souvent précisées. Par ailleurs, nous ne manquerons pas de rappeler, quand nous aurons connaissance, les anecdotes cocasses qui appartiennent à l'histoire ou aux légendes de ces passages fréquentés depuis toujours par l'homme.
L'architecture dynamique de ce site Internet est celle d'un Blog, je ne souhaite pas parler de technique mais seulement rappeler l’aspect interactif de ce choix. Par ses commentaires, le lecteur pourra enrichir, corriger ou encore critiquer le sujet traité dans un esprit wiki très prisé aujourd'hui.
Cela conduira naturellement au traitement de sujets polémiques à propos notamment de la sauvegarde de l'environnement, comme le silence en montagne, la nuisance du tourisme intensif, la réintroduction des grands prédateurs, l’entretien des forêts et des alpages, etc. Tout cela dans le cadre du soutien aux politiques de développement durable et en partenariat avec les associations locales ou nationales concernées quand cela sera possible.
Les illustrations ne seront pas oubliées. Classées par massif, des photographies seront présentées dans des galeries agréables à parcourir.
Une passion, la randonnée
À cheval, à pieds, je randonne le plus souvent en solitaire essentiellement en montagne, dans le Vercors, le Haut Dauphiné, le Bugey, le Briançonnais, etc. et cela depuis longtemps maintenant.
J'ai découvert l'équitation verte dans les années 1980. Mais en ce qui concerne la nature, ma mère a dû me mettre au monde à l'abri d'un rocher du Vercors ou de l'Oisans, je ne me souviens plus très bien. Non ! Ce n’est pas vrai, je suis parisien. Puis j'ai grandi… Étudiant à Paris, je traînais mes baskets dans le Bois de Boulogne et m'évadais souvent dans la forêt de Fontainebleau et ses célèbres rochers. À cette époque, je passais mes soirées à rêver sur les 1/50000e du Massif des Écrins que je préférais déjà au pays du Mont Blanc, pour son côté sauvage et parce qu'il était déjà aussi moins envahi par les touristes.
Tout cela a vraiment commencé en 1968, quand j'ai quitté Paris pour terminer mes études à Grenoble tout près de ma première maîtresse, la montagne. Et celle-là, je l'aime toujours, comme on garde toute sa vie dans un petit coin de son cœur une grande place pour son premier amour. Chaque week-end, toutes les vacances, quelle que soit la météo, j'étais sur la route. J'ai commencé par la montagne à vaches, puis il a fallu aller plus haut. Alors, j'ai découvert l'escalade et parfois, je séchais les cours pour aller gratonner à la Bastille ou dans les autres écoles de grimpe autour de Grenoble. Je n'ai jamais été un as, mais chaque week-end c'était une D ou une TD en Vercors, dans les Écrins ou ailleurs. J'allais oublier de parler du ski, ça a commencé par la piste, mais je me suis vite lassé des tire-culs et des files d'attente bruyantes et colorées – le bleu et le blanc c'est tellement beau ! Alors, le ski de randonnée m'a permis de parcourir tous les massifs que j'aimais en hiver et au printemps.
Au sortir des études, j'ai bien sûr intégré la vie sociale qui a doucement grignoté tout ce que j'aimais. Cette nouvelle vie a fait de moi un jeune cadre dynamique, jusqu'au jour où en Lozère, j'ai mis le cul dans une selle. Et c'est parti ! Je tombais amoureux d'Émir, un courageux cheval barbe, et de sa copine Gitane, une jument camargue qui allait devenir un cheval de bât exceptionnel de force et d'agilité en tous terrains. Ils étaient de toutes mes randonnées. La grande randonnée équestre était devenue une façon et une raison de vivre. Chaque week-end, toutes les vacances, je randonnais à cheval en solitaire ou parfois en famille. Le cheval m'avait permis de renouer avec la nature qu'alors, j'avais oubliée.

Grande Chartreuse, montée au col de Bellefont
Gitane bâtée
Aujourd'hui avec les années de plus, les pénibles disparitions de mes compagnons de route et de leurs successeurs à chaque fois plus difficiles à remplacer, je monte toujours sur les sentiers de ma région mais je reviens doucement à la randonnée pédestre qui est plus tranquille sans le souci permanent des chevaux, de leur état, de leur forme et de leur santé.
Tout est dit ! La découverte en 1999 de l'Internet a fait le reste pour me permettre d'ouvrir ce nouveau site après quelques autres consacrés au cheval, à la grande randonnée équestre et au voyage à cheval – sites personnels ou développés pour des amis chers.









































