- Retrouver le récit-description, les photos et le relevé de trace GPSsur un fond de carte dynamique IGN et autresLa source : Le Pic d’Escreins 2734 m, par les Crêtes de Cugulet et d’Agnès depuis la Basse Rua – Vars.
- Mise à jour : IGN mentionne maintenant Ravin des Prés d’Agnel/Ravin des Prés d’Agnès et Crête des Prés d’Agnel/Crête d’Agnès, le site est corrigé depuis le 23/08/2026.
Depuis le sommet du Pic d’Escreins : Le Col de la Colette Verte entre la Pointe de la Saume à gauche et la Main de Dieu (Queyras, Val d’Escreins, Ceillac, Hautes-Alpes – 26/07/15)
Des stigmates d’orages et une trace aventureuse
Dès les premiers pas dans la fraîcheur matinale, une montagne façonnée par les éléments affiche sa rudesse. Le sentier de Cugulet s’élève dans un terrain escarpé où la violence des orages récents a laissé des traces indélébiles. Les crues soudaines et les laves torrentielles y ont littéralement emporté le tracé par endroits, transformant de simples traversées de torrents en passages aventureux où l’improvisation et le sens de l’itinéraire deviennent de rigueur. Ces ravins croulants et ces éboulements récents de blocs branlants rappellent avec une force toute particulière le danger des orages en montagne. Ces passages délicats franchis et les cabanes de Cugulet traversées, l’effort redevient régulier en gagnant les crêtes, du Sommet de Combe Chauve au Mont Guillestre, puis sur le fil d’arête final vers le Pic d’Escreins et la descente par la Crête des Prés d’Agnel.
Bel exemple de lave torrentielle, celle du Torrent de la Grande Combe (Queyras, Val d’Escreins, Vars, Hautes-Alpes – 26/07/15)
La Crête de Panestrelle se prolonge vers le Sud par la Dent de Rocher et la Main de Dieu, les Pics de la Font Sancte ferment l’horizon (Queyras, Val d’Escreins, Ceillac, Hautes-Alpes – 26/07/15)
Baigné de lumière dans le grand silence
Au-delà de ces épreuves du relief, ce qui marque profondément dans cette randonnée, c’est un sentiment d’immensité et de solitude absolue qui domine sur ces crêtes dégagées. La montagne se livre dans toute sa sévérité et sa splendeur. La nature y apparaît brute et authentique : l’herbe roussie par le soleil, un troupeau de chevaux furtif croisé au petit jour ou la fuite agile de quelques chamois dévalant les ravins. Plus haut, de délicats bouquets d’edelweiss égaient la rocaille, contraste saisissant de douceur au milieu des schistes. Et puis au sommet, battu par le vent, le panorama à 360° s’offre en récompense ultime sur le Pelvoux, les Écrins et les lointaines Aiguilles d’Arves. Une immersion alpine mémorable, entre beauté sauvage et salutaire humilité face aux éléments.
La vallée de la Durance au niveau de Guillestre au pied de la Tête de Vautisse face au Massif des Écrins : le Mont Pelvoux s’impose (Queyras, Val d’Escreins, Ceillac, Hautes-Alpes – 26/07/15)
Les edelweiss magnifiques poussent en bouquets dans le versant sous la Crête de Cugulet (Queyras, Val d’Escreins, Guillestre, Hautes-Alpes – 26/07/15)




