Sous le Pas Morta (Vercors)

Ballet de nuages avec le Purgatoire comme piste de danse : goûter au silence et à la quiétude des Hauts-Plateaux (Vercors Nord, Saint-Andéol, Isère 14/10/11)

Dans ce texte engagé, Stéphanie Bodet nous invite à repenser notre rapport aux cimes en nous réappropriant l’art de la discrétion et du retrait.

Le silence comme attention au monde : S’inspirant de l’essai de Pierre Zaoui (La discrétion ou l’art de disparaître), l’autrice rappelle que la discrétion n’est pas un effacement passif, mais une posture d’écoute active. C’est l’art d’affûter son regard, d’observer sans déranger et de s’ouvrir aux minuscules présences qui peuplent les vallons – du cri de la marmotte au vol des hirondelles des rochers.

L’urgence de préserver la quiétude : Stéphanie Bodet déplore la multiplication des bruits mécaniques, des enceintes sur les sentiers et de l’événementiel bruyant sur les domaines skiables, souvent pensés pour combler l’angoisse du vide. Face à cette pollution sonore, elle plaide pour le maintien de sanctuaires de calme, indispensables à la faune comme à la santé mentale des pratiquants.

Une expérience nourricière et sacrée : Évoquant des pratiques d’accompagnement en silence (comme celles menées sur la montagne de Lure par Hubert Blond), elle rappelle que le calme des hauteurs est une condition essentielle à la pensée, à la création et à la connaissance de soi. Se faire discret en montagne, c’est rétablir un lien profond avec le vivant.

  • Lire la tribune complète « Un silence vivant » par Stéphanie Bodet sur le site de Mountain Wilderness.

Et vous, quelle place accordez-vous au silence lors de vos sorties ? Remarquez-vous une évolution de la pollution sonore sur vos itinéraires habituels, et comment réussissez-vous à préserver ces moments de quiétude ? N’hésitez pas à partager vos impressions et retours d’expérience dans les commentaires ci-dessous.